DLC et DDM ? Comment les distinguer ?

Lorsque vous vendez des produits alimentaires, ils vous arrivent de rencontrer, lors de votre mise en rayon ou votre gestion des stocks, certains termes liés à une date inscrite sur l’emballage de votre produit. Deux termes couramment utilisés sont les dates limite de consommation (DLC) et les dates de durabilité minimale (DDM). Bien qu’ils semblent similaires, ils ont en réalité des significations différentes et il est important de les comprendre pour assurer la sécurité alimentaire et éviter le gaspillage

DLC : Qu'est-ce que la date limite de consommation ?

Les dates limite de consommation (DLC) sont généralement indiquées sur les produits périssables tels que la viande, le poisson, les produits laitiers et les plats cuisinés. Elles sont souvent accompagnées de l’expression “À consommer jusqu’au” suivie d’une date précise. Les DLC indiquent la période pendant laquelle le produit est considéré comme sûr à consommer s’il est stocké correctement. Il est essentiel de respecter ces dates pour éviter tout risque pour la santé.

Au-delà de la DLC, les aliments peuvent devenir dangereux en raison de la croissance de bactéries pathogènes, telles que la salmonelle ou l’E. coli, qui peuvent causer des intoxications alimentaires graves. Il est donc recommandé de ne pas consommer les produits après la date limite de consommation.

DDM : Qu'est-ce que la date de durabilité minimale ?

Les dates de durabilité minimale (DDM) sont couramment utilisées sur les produits non périssables tels que les conserves, les pâtes, les céréales, les biscuits, etc. Elles sont généralement suivies de l’expression “À consommer de préférence avant le” suivie d’une date précise. Contrairement aux DLC, les DDM ne concernent pas la sécurité alimentaire, mais plutôt la qualité du produit.

Les aliments dont la DDM est dépassée peuvent encore être consommés en toute sécurité tant qu’ils ont été correctement stockés et qu’ils ne présentent aucun signe de détérioration, comme une odeur étrange, une texture inhabituelle ou une altération de la couleur. Les fabricants garantissent simplement que le produit aura une qualité optimale jusqu’à la date indiquée, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il sera dangereux ou impropre à la consommation après cette date.

Les sanctions en cas de vente d'un produit périmé.

Ventes par négligence : en cas de négligence, le vendeur risque jusqu’à 1500€ par produits périmés vendus

Vente avec intention de tromper : si le vendeur, chefs de rayon… ont l’intention de tromper le consommateur (changement d’étiquette…), le responsable sera poursuivi et risque 7 ans d’emprisonnement et 750 000€ d’amende.

De plus, le magasin peut être poursuivi pour des infractions faîtes par ses salariés si la direction lui ordonne de tromper. L’entreprise risque jusqu’à : 

  • une amende de 3 750 000 € maximum.
  • l’affichage de la décision judiciaire dans le magasin ou dans les médias,
  • l’interdiction d’exercer l’activité incriminée (la boucherie par exemple) à titre définitif ou pour 5 ans,
  • la fermeture définitive ou pour 5 ans de l’établissement.

(source) : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10990#:~:text=En%20cas%20de%20simple%20n%C3%A9gligence,(DDPP)%20de%20son%20d%C3%A9partement.

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